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Eva Parker
Eva Parker, ma biographie :
Je suis née à Washington DC le 8 décembre 1896, de riches parents commerçants dans le domaine de l’orfèvrerie. J’ai eu la chance de pouvoir entreprendre des études de lettres à l’Université de Cambridge, et suis mariée à l’âge de 21 ans à un archéologue américain de 15 ans mon aîné, Alec Parker.
L’accompagnant dans ses expéditions, j’ai parcouru avec lui de nombreuses contrées dont les principales ont été la Chine, la Syrie, l’Egypte, le Kenya, la Birmanie et l’Inde. J’ai activement participé à ses importantes campagnes de fouilles et nos découvertes sont exposées au musée du Metropolitan Museum of Art qui nous finance. N’ayant pas abandonnée ma passion pour les lettres, je deviens également chroniqueuse de nos expéditions dans le New-York Prospero. Sept années après notre mariage, mon mari décède dans un tragique accident à Lothal en Inde.
Devenue jeune veuve à l’âge de 28 ans, ma situation financière très confortable, et mes nombreuses connaissances dans le domaine me permettent de continuer mes activités d’exploratrice chroniqueuse.
Ayant adopté les idées du mouvement d’émancipation et de libéralisation des femmes, je porte la coupe à la garçonne, et également le pantalon.
Nos expéditions :
* En Chine : avant que la chine ne vérouille la recherche archéologique à l’encontre des étrangers en 1920, nous nous sommes rendus en 1917 à Khara-Khoto (au nord de la chine) pour réaliser des fouilles dans cette citadelle médiévale et imprenable aux murs de 10 mètres de haut.
* En Syrie : sur le site de Qatna, cité antique de l’âge de bronze, on découvrit des tombes où reposaient les restes de certains Rois de Qatna et où étaient effectués les rituels funéraires royaux. Les vestiges des murs de la ville sont encore conservés à une hauteur de 20 m. Ils sont composés de calcaire et de briques cuites. Cet ensemble fonctionnait comme un complexe funéraire royal de la dynastie régnant à Qatna.
* En Egypte : Nos recherches nous ont mené à Tal Al Amarna (au nord de l’Egypte), capitale construite par le pharaon Akhénaton aux alentours de – 1360. Nos fouilles nous ont permis de compléter une précédente découverte établie par des consorts allemands : nous avons pu découvrir et déchiffrer des tablettes d’argile provenant des archives royales : “les Lettres d’Amarna”. Ces lettres sont rédigées en akkadien mêlé de formules en cananéen, ancêtre du phénicien. Elles sont écrites en cunéiforme syllabique. Cette découverte est très précieuse, car elle couvre les échanges entre les chancelleries depuis la fin du règne d’Amenhotep III, jusqu’aux temps troubles du règne d’Akhénaton.
Etant sur place, Lord Carnavon nous engage pour venir épauler Howard Carter dans ses recherches à la vallée des tombes. Ce dernier décida de fouiller plus profondément une zone aux abords de la tombe de Ramsès VI et trouva finalement le 4 novembre 1922 un escalier qui était enfoui à quatre mètres de profondeur.En pénétrant dans la sépulture de Toutankhamon nous découvriment une extraordinaire pièce qui contenait de magnifiques objets en or.
La nouvelle se répandant comme une trainée de poudre, de nombreux touristes vinrent en Egypte pour tenter de voir la fameuse découverte.
Suite à un accord signé avec le Times, de nombreux autres journalistes colportèrent la rumeur d’une malédiction qui devait frapper les égyptologues suite à la découverte du tombeau. Je fis moi-même un article à mon journal sur ce sujet.
En 1923, Lord Carnarvon décéda à la suite d’une septicémie laissant ainsi Carter seul face à l’immense travail. D’autres savants de l’équipe décédèrent également par la suite rajoutant du crédit à la rumeur de la malédiction. Cependant, il faut ajouter que ces hommes étaient déjà pour la plupart assez âgés… Mon mari et moi-même avons eu la chance de ne pas subir leurs troubles.
* Au Kenya : nous sommes partis à la découverte du Sangoen (industrie lithique qui désigne l’ensemble des objets en pierre transformés intentionnellement par les humains). Nous y avons découvert de gros outils façonnés de type pic ou hache, souvent à section triangulaire. Cette découverte a littéralement bouleversé les théories de la profession qui interprétaient jusqu’alors le Sangoen comme une adaptation au milieu forestier. J’y ai passé une année, et ai eu l’occasion d’apprendre le Kiswahili, pour pouvoir communiquer avec notre unique guide, un maasaï du nom de Bahatisha, ce qui signifie ‘prendre sa chance’ en Kiswahili.
* En Birmanie : cette expédition n’a pas été des plus faciles, avec le peu d’aide des assistants indigènes et la pénurie de personnel qualifié. Mais j’ai gardé un très bon souvenir de ce périple accompli pour participer à la restauration du Palais du Mandalais et des monuments du Pagan :
Nos plus remarquables découvertes ont été celles réalisées dans la région du Pagan où nous avons trouvé de nouveaux ‘caves-temples’ et ainsi qu’une statue du Buddha à quatre visages, et une statue de Vishnu sur le serpent Anata.
Au terme de cette expédition, à la veille de notre départ, un officiel birman m’a remis lors d’une soirée officielle un superbe petit gibbon que j’ai surnommé Moe et qui ne me quitte plus.
* En Inde : La découverte de la civilisation perdue de la vallée de l’Indus dans les années 20 a attiré bon nombre de confrères pour découvrir les secrets de cette civilisation jusqu’alors oubliée. Leur écriture est encore indéchiffrée à ce jour, ce qui a suffit à attiser la curiosité de feu mon époux. Il a donc monté une expédition pour Lothal au nord ouest des Indes. Cette expédition fut malheureusement son tombeau. On me cacha les circonstances exactes de sa disparition, vraisemblablement par tact. Je conserve toutefois précieusement une des dernières pierres gravées sur laquelle il basait ses recherches, n’ayant pas eu à coeur de la remettre au musée qui a subventionné ces recherches.
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Photo de moi – Invitation au Gala de charité d’Erika Carlyle 17 janvier 1925 :
Jackson Elias
Jackson Elias (1886-1925) parle couramment plusieurs langues et voyage sans cesse. Il est sociable et ne refuse pas un petit verre de temps à autre. Il fume la pipe. C’est aussi un coriace, solide et ponctuel, qui n’a pas peur de la bagarre ou des autorités. C’est d’abord un autodidacte et ses travaux de recherche très fouillés semblent s’appuyer sur une expérience de première main. Très secret, il ne parle jamais de ses projets avant d’en avoir terminé la rédaction.
Ses ouvrages décrivent et analysent les cultes de la mort. Son livre le plus célèbre s’intitule Les Fils de la Mort et traite des communautés thugs dans l’Inde moderne. Tous ses livres expliquent comment les cultes exploitent les peurs de leurs adeptes. Elias est un sceptique qui n’a jamais découvert de preuves démontrant l’existence des pouvoirs surnaturels, de la magie ou des dieux ténébreux. Pour lui, les adeptes des cultes de la mort se caractérisent d’abord par leur folie et leur complexe d’infériorité. Ils massacrent des innocents pour se sentir puissants ou élus. Les cultes attirent essentiellement les faibles d’esprit, même si leurs chefs sont généralement très intelligents et manipulateurs. Lorsqu’un culte cesse de terrifier, il disparaît inéluctablement.
Bibliographie :
– Des Crânes sur le Fleuve, (Prospero Press, 1910). Traite du culte des chasseurs de têtes du bassin de l’Amazone.
– Les Maîtres des Arts Noirs (Prospero Press,1912). Un survol des cultes sorciers à travers l’histoire.
– Le Chemin de la Terreur (Prospero Press,1913). Analyse le système de la peur employé par les cultes. Une introduction enthousiaste de Georges Sorel.
– Un Cœur Encore Fumant (Prospero Press,1915). La première partie traite des cultes de la mort historiques de la civilisation maya, la seconde décrit certains cultes de la mort existant encore au sein de l’Amérique Centrale actuelle.
– Les Fils de la Mort (Prospero Press,1918). La communauté thug moderne. Elias l’a infiltrée pour écrire ce livre.
– Les Cultes de Sorcières en Angleterre (Prospero Press,1920). Les cercles de sorcières de neuf comtés anglais et des interviews de sorcières anglaises modernes. Rebecca West a jugé qu’une partie de la documentation était insignifiante et abusivement exploitée.
– Le Pouvoir Noir (Prospero Press,1921). Suite du Chemin de la Terreur, on y trouve les interviews anonymes de plusieurs chefs de cultes.
Tous ces ouvrages sont publiés par Prospero Press à New York — éditeur, Jonah Kensigton…
Jonah Kensington
Directeur et propriétaire des éditions Prospero Press
Jonah Kensington est certainement l’un des meilleurs amis de feu Jackson Elias. C’est un homme réfléchi d’une cinquantaine d’années environ, de taille moyenne, aux cheveux et à la barbe rousse grisonnante. Il est souvent vêtu d’une chemise aux manches retoussées sous un gilet d’un costume trois pièces de belle coupe. Sa maison d’édition située sur Lexington Avenue ne publie que des livres traitant d’occultisme, notamment ceux d’Elias. Bien qu’il se passionne naturellement pour ces sujets, Jonah Kensington n’en reste pas moins un homme ayant la tête sur les épaules, doté d’un esprit critqiue aiguisé. Malgré sa voix de stentor, c’est également un homme de coeur et chaleureux.…












