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Le peuple du monolithe

Posted by on 17 juin 1922

Auteur: Justin Goeffrey
Année: 1922
Langue: Anglais
Localisation: Carlyle House, 452 Albany Post Road, Crugers, Westchester, New-York

Type: Mythe
Complexité: Délicat
Longueur d’étude: 3 jours
Sapience: 1

A propos:

Edité à compte d’auteur, peu épais et relié dans une sorte de cuir indéfinissable à la texture vaguement caoutchouteuse, “Le Peuple du Monolithe” est un recueil de poèmes d’un obscur poète américain du XXème siècle du nom de Justin Geoffrey. Outre le grandiose poème donnant son nom à l’ouvrage, il comprend entre autre“De l’Ancienne Contrée” ( From the Old Land)“Passions Obscures” (Dark Passions”), “Nemesis“, “La Bête Venue des Etoiles” (The Starspawn) ou encore l’effrayant “Parade Dans Les Ténèbres” (Strutter In The Dark).

Geoffrey y dépeint une série de voyage en des terres indéterminées  où l’évocation d’une nature sauvage pourrait de prime abord le classer quelque part entre le Gothique et le Romantisme. Pourtant, il émane d’entre ces vers une sensation de malaise indéfinissable. Les paysages de Geoffrey suggèrent une morne stérilité, une immobilité morbide dissimulant d’antiques secrets inavouables, et laissent entrevoir en filigrane une vision nihiliste d’un cosmos tout entier voué à l’entropie et dénué de grâce divine.

Le retour à la nature n’est pas une régénération spirituelle chez Justin Geoffrey mais au contraire un retour vers un état dégénéré où la conscience se dilue et finit par être anéantie face au caractère vertigineux et insondable de l’Immuable et de l’Eternel  Le cycle poétique amène lentement le lecteur, au terme d’une spirale déprimante, à une ultime et fatale épiphanie. Il réalise alors qu’il n’est nul Chant des Sphères ordonnant l’agencement de l’univers, mais au contraire un hymne dissonant à l’entropie et nul dieu si ce n’est un monstrueux chaos bouillonnant, totalement indifférent à l’ensemble de la Création.

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